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LES bibliothèques françaises se trouvent encore trop sous l'influence des conditions matérielles où les a laissées la guerre, pour qu'on puisse passer sous silence les difficultés qu'elles ont éprouvées. Un certain nombre d'entre elles ont vu leurs collections partiellement ou mme totalement détruites; c'est le cas de la bibliothèque universitaire de Nancy, des bibliothèques municipales de Lille, d'Arras, de Mézières, de Noyon, de Reims, de Réthel, de Saint‐Quentin, de Verdun, pour ne citer que les plus importantes. Il a fallu construire de nouveaux édifices et remplacer les volumes; c'est un travail de longue haleine, mais il commence à toucher à son terme. A Reims, la bibliothèque est rebtie, sur ses rayons ont pris place 66,000 vol. au lieu des 125,000 qu'elle possédait auparavant; de mme à Arras 1,200 manuscrits sur 2,500, 21,000 vol. sur 49,000 ont été sauvés; la bibliothèque de Réthel se relève de ses ruines, celle de Verdun est achevée.

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