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Enfin, un autre effet important de l'auto sur le tourisme est l'éparpillement géographique de l'hébergement. Pendant longtemps, les hôtels étaient concentrés dans certaines localités. Comme le choix de l'étape dépend désormais de la volonté exclusive du conducteur, il n'a plus été nécessaire de s'arrêter dans les cités traditionnelles et il est même apparu préférable de loger à l'écart des grandes villes. Du coup, les auberges de campagne, les rustiques cafés de village, qui n'avaient qu'une clientèle locale, ont subi des aménagements pour recevoir les touristes de passage. Les localités situées sur les variantes des itinéraires classiques, sur des routes parallèles aux axes de grand trafic servent ainsi d'exutoire au tropplein des hôtels placés sur le trajet le plus rapide. Exemple: la rive droite du Rhône à partir de Valence jusqu'à Marseille. Il arrive de plus en plus fréquemment que l'automobiliste consente à un petit détour, quittant la grande voie pour l'étape. Il en est souvent récompensé, comme celui qui, se rendant de Madrid à Séville ou à Grenade, passe par Ubeda, localité pittoresque et pourvue d'un grandiose parador, quoique distante d'une quarantaine de kilomètres (maximum accepté par le conducteur!) de Bailen, nœud routier important, lui‐même disposant d'une albergue de carretera.

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